Timure, un village emporté par les eaux

Au Népal, le village de Timure n’existe plus.

En 2016, je me rendais au Népal pour réaliser un reportage photographique autour de l’éducation pour l’ONG Solhimal. Mon voyage m’avait conduit jusqu’à Timure, petit village de montagne situé dans le district de Rasuwa, à quelques kilomètres de la frontière entre le Népal et le Tibet.

J’y avais photographié des enfants, des familles, une école et la vie quotidienne de cette communauté himalayenne.

Le 26 août 2026, une catastrophe d’une ampleur exceptionnelle a frappé cette région du Népal.

Une gigantesque crue soudaine, chargée d’eau, de boue et de rochers, a dévalé les vallées de la Bhote Koshi et de la Trishuli. Sur son passage, elle a emporté des habitations, des routes, des ponts et de nombreuses infrastructures.

Timure figure parmi les villages les plus durement touchés. Là où se trouvaient des maisons, des commerces et des lieux de vie ne subsistent par endroits que des amas de boue, de pierres et de débris.

Au-delà des images spectaculaires de la catastrophe, ce sont surtout des vies qui ont été bouleversées. Des familles ont perdu leurs proches, leur maison, leurs biens et parfois l’ensemble de leurs moyens de subsistance.

Transformer une photographie en geste de solidarité

À travers notre association, nous souhaitons mettre en place une action de soutien afin de récolter des fonds destinés aux populations sinistrées de la région.

L’idée est simple : utiliser la photographie comme un trait d’union entre ce village que j’ai connu et photographié en 2016 et les habitants qui doivent aujourd’hui reconstruire leur vie.

Une vente solidaire de photographies sera organisée et les fonds récoltés permettront de participer à l’aide apportée sur place.

Acheter une photographie c’est contribuer à faire vivre une chaîne de solidarité entre ici et les montagnes du Népal.